Mon système

Productions végétales

Assolement moyen et rotation type

La SAU totale est de 64.80 ha, elle est répartie entre trois cultures de printemps irriguées (maïs grain, sorgho et soja en 2025), des jachères et des parcours pour les volailles.

 Assolement 2025 (en ha)
 AssolementSurface (ha)
CulturesMaïs grain19.22
Sorgho grain9.94
Soja grain18.76
Jachères et parcoursJachère3.42
Prairies permanentes et parcours13.46
 Surface totale64.80

Répartition 2025 (en ha)

Les parcelles sont circulaires et équipées de pivot d’irrigation. En 2025, la parcelle de maïs grain faisait 19 ha, soit la moitié d’une parcelle circulaire (grande parcelle).

Image satellite des parcelles cultivées : la parcelle circulaire fait 40 ha au total (19 ha en maïs grain et le reste en soja et sorgho)
Image satellite des parcelles cultivées : la parcelle circulaire fait 40 ha au total (19 ha en maïs grain et le reste en soja et sorgho)

Rotation type :

La rotation type est maïs grain, soja et sorgho.

Historiquement, la rotation type était soja, tournesol, maïs, céréale d’hiver (triticale…), avec un couvert d’hiver, mais pas semé chaque année, selon la météo. Le tournesol a été remplacé en 2025 par le sorgho. Les céréales ont été arrêtés il y a plusieurs années en raison de rendements particulièrement bas, et des automnes pluvieux qui empêchaient un bon positionnement du semis.

Culture intermédiaire (Pas chaque année, selon la météo)

Culture principale 1

Culture principale 2

Culture principale 3

Couvert végétal : mélange vesce, radis, phacélie

Maïs grain

Soja

Sorgho

Gestion de l’eau

L’exploitation est irriguée, toutes les cultures de printemps sont irriguées.

Les parcelles, circulaires, sont équipées de pivots d’irrigation.

Les cultures sont irriguées de juin (1 mois après le semis) à septembre, avec une utilisation d’eau de 140 000m3 en tout par an. Pendant le mois le plus critique, l’irrigation est faite de jour comme de nuit, 2 à 3 fois par semaine. Chaque tour d’arrosage est de 15 mm en moyenne : 10mm/ha une fois par semaine puis 18 mm deux fois par semaine puis 18 mm trois fois par semaine.

Dans la région un quota à ne pas dépasser, est fixé par arrêté préfectoral : de 188 000 m3, et qui évolue à la baisse depuis plusieurs années (198 000m3 en 2024). Cela ne pose pas de problème sur l’exploitation, qui ne dépasse jamais ce volume. Afin d’économiser l’eau, l’exploitation dispose de sondes qui peuvent effectuer des mesures à 2 profondeurs de sol : 30 cm et 60 cm. Mises en place en 2026, elles permettront d’affiner le seuil de déclenchement de l’irrigation. Romain, un des salariés, estime l’économie d’eau possible grâce à un meilleur pilotage par les sondes à 10%.

Productions animales

40 000 à 50 000 poulets sont produits chaque année, ils sont achetés à 1 jour et sont vendus à 84 jours en moyenne, à 2,2 kg. C’est un système intégré avec la coopérative Maïsadour qui fournit les aliments et achète la quasi-totalité des volailles (une petite partie part à la cantine du lycée).

L’élevage se fait par bandes : 5 bandes par an en 2025 puis 6 en 2026, ce qui permet d’assurer une meilleure régularité des ventes et rentabilité. La capacité d’accueil totale est de 16 800 volailles, les bandes étant réparties de moitié entre les 2 bâtiments et les 10 cabanes présentes.

Alimentation du cheptel

La ration des poules pondeuses étant trop complexe à gérer et les rendements des cultures trop fluctuants et bas (ex : 15 q/ha pour le triticale bio en 2017) et ne permettant pas assez de diversité d’aliment, l’aliment est acheté à 100% depuis 2020 à Sud-Ouest aliment via Maïsadour, sous forme de miettes et farines. Cela représente pour l’année 2025, 268 tonnes de farine et 36 tonnes de miettes pour 40 000 poulets produits. Le maïs dans l’alimentation provient à 100% de la région Nouvelle-aquitaine ou Occitanie. Pour les autres aliments, l’origine n’a pas été tracée précisément, mais ils doivent respecter un minimum de 30% origine France pour respecter le cahier des charges bio.

Gestion des effluents

En 2025, 26 tonnes de pailles ont été achetées pour la litière des volailles. Le fumier est ensuite stocké au champ, et épandu sur le maïs grain : 5 tonnes de fumier par ha, sur la parcelle de 19 ha. Il n’y a pas assez de fumier pour pouvoir en épandre sur toutes les parcelles.

Bâtiments

 Il y a 2 types de bâtiments sur la ferme :

  • 2 bâtiments de 400 m² chacun, construits en 2016. La densité est de 10 poulets/m²
  • 10 cabanes de 60 m² chacune. La densité est de 15 poulets/m² (l’année précédente : 14)

Il est prévu de conduire cette année 10 autres cabanes en label rouge Poulet Fermier des Landes en liberté en partenariat avec Maïsadour, qui seront semi-automatisées pour l’ouverture et la fermeture des volets des bâtiments. L’alimentation ne sera pas issue de l’agriculture biologique, et sera donc moins chère à l’achat, les poulets vendus ne seront pas bio. Le reste de l’exploitation reste bien conduit en agriculture biologique.

Bâtiment de 400 m², avec capacité de 4000 volailles.
Bâtiment de 400 m², avec capacité de 4000 volailles.

Intrants

GNR

203 L/ha de fioul, soit 9 730,5 L/an

Irrigation

143 876 m3 en tout, soit 3 000 m3/ha sur les parcelles irriguées.

Les 3 cultures de printemps (maïs/soja/sorgho) reçoivent la même quantité d’eau dans l’année, à partir de juin jusqu’à septembre : 10mm/ha une fois par semaine puis 18 mm deux fois par semaine puis 18 mm trois fois par semaine.

Engrais

L’exploitation étant en agriculture biologique, les engrais minéraux de synthèse ne sont pas utilisés.  

Voici le détail des engrais organiques appliqués en fonction de la culture :

Maïs grain

Soja

Sorgho

Sulfate de potassium (50 K+44 S) : 150 kg/haCarbonate de calcium : 400 kg/haEngrais azotés organiques : farine de plume en bouchon 11.1.1 à 500 kg/ha ; farine de viande 9.5.0 à 1 tonne/ha ; autre engrais azoté organique à 500 kg/haFumier volaille (de l’exploitation) : 5 tonnes/ha

Sulfate de potassium avec magnésium (30 K + 10 Mg + 44 S) : 150 kg/haBore : 2 L/ha   Est également appliquée au semis une préparation bactérienne, qui pourrait favoriser la fixation de l’azote atmosphérique par le soja    

Engrais azoté organique : farine de viande 9.5.0 à 6 tonnes/ha et autre à 500 kg/ha  

Produits phytosanitaires

  • IFT herbicide : 0
  • IFT fongicide (hors biocontrôle) : 0 
  • IFT insecticide (hors biocontrôle) : 0,5 (sur un tiers de l’exploitation)
  • IFT biocontrôle : 1 (sur un tiers de l’exploitation)

Le biocontrôle correspond à 1 passage de fongicide à base de Coniothyrium minitans, un champignon mycoparasite, appliqué à dose homologuée sur les 19 ha de soja.

L’insecticide correspond à 1 passage de spinosad à demi-dose sur les 19 ha de maïs grain.

Semences

Les semences sont intégralement achetées, et non produites sur la ferme. La variété Isidor est par exemple utilisée sur soja, à 420 kg/ha.

Concentrés (100% achetés)

La ferme ne produit aucun concentré pour les volailles. Elle achète annuellement 268 tonnes de farine et 36 tonnes de miettes.

CMV (Compléments minéraux et vitaminiques) : 0

Produits vétérinaires :

L’exploitation utilise peu de produits vétérinaires : aucun antiparasitaire, ni antibiotique n’ont été administrés en 2025, seul un acidifiant organique pour la digestion a été acheté. Les frais de consultations vétérinaires s’élèvent à 900 euros en 2025.

EquipementS

Type de matérielMatérielEn propriétéEn location ou CUMA
TracteurTracteur 6130 X
Tracteur 5105 X
ÉlevageDistributriceX 
PlateauX 
Travail du solHerse rotativeX 
BineuseX 
Herse étrilleX 
Désherbeur thermiqueX 
VibroculteurX 
BroyeurX 
Déchaumeur à dentX 
Traitements (épandeurs, pulvérisateurs)PulvérisateurX 
Épandeur X (Cuma)
Épareuse X (Cuma)
Pailleuse X (Cuma)
Retourneur d’andain (compost) X (Cuma)
AutreBenneX 

La plupart du matériel qui appartient à la ferme a plus de 10 ans.

Concernant la récolte et le semis des cultures de printemps, ces opérations sont réalisées en prestation par des apprentis du lycée agricole de Mugron, qui fait également partie d’Agricampus 40. Ils interviennent aussi pour la préparation du sol avant semis et ponctuellement pour le désherbage mécanique.

Il y a également des pivots d’irrigation.

Données économiques :

Charges intrants 2025

L’achat d’aliments représente la grande majorité des charges

  • Fuel : 14 887 €
  • Irrigation :  7 269€ en électricité et 523€ pour la redevance
  • Engrais organiques : 18 000
  • Produits phytosanitaires : 7 466€
  • Aliments achetés : 210 000€
  • Semences : 14 608€
  • CMV (Compléments minéraux et vitaminiques) : 160 €
  • Des blocs de sel à picorer sont achetés
  • Frais vétérinaires : 1329 € (produits vétérinaires et visite vétérinaire)

A noter que pour la saison 2025-2026, des charges de semences de couvert d’hiver sont également à prendre en compte : un mélange d’avoine, vesce, trèfle, phacélie à environ 82 euros/ha, auxquelles s’ajoutent des charges de travail du sol.

Ventes :

  • Céréales et oléoprotéagineux : 108 135 € (un tiers du chiffre d’affaires)

L’ensemble des cultures sont vendues à Maïsadour.

Le maïs est vendu à 290€/tonne (cela comprend une prime liée au calcul de l’indice de régénération), le sorgho à 220€/tonne, le soja alimentation animale à 710 €/tonne et le soja alimentation humaine à 770 €/tonne. Pour le soja, il existe une prime de 80 €/tonne sur 45 tonnes engagées dans un contrat agroécologique. Le taux protéique est également pris en compte dans le tarif d’achat.

  • Viande : 285 280€ (deux tiers du chiffre d’affaires)

97,5% des poulets sont vendus à Maïsadour. Les 2,5% de poulets restants sont vendus au lycée agricole : d’une part via des commandes groupées pour l’équipe enseignante (1%), et d’autre part pour la cantine du lycée (1,5%).

L’exploitation met en place 5 bandes pour l’élevage (objectif d’arriver à 6 en 2026), ce qui permet seulement 5 moments de vente dans l’année, donc limite le développement de la vente directe. L’objectif de 6 bandes a déjà été atteint par le passé (2022), mais il n’a pas été tenu à cause de contraintes organisationnelles.

Indicateurs économiques

En 2025, le résultat de l’exercice et l’EBE étaient négatifs.

Le lycée a plusieurs projets pour atteindre l’équilibre économique, notamment en augmentant la production de volaille (sous réserve que la demande en volaille bio soit suffisante sur le marché, puisque la vente directe reste minime). Voici les actions mises en place pour la saison 2026 :

  • Augmenter la production de volailles : faire 6 bandes au lieu de 5 en 2025
  • Installer une nouvelle cabane
  • Augmenter la densité à 15 poulets / m² dans les cabanes (14/m² en 2024)

Une vigilance sera également accrue pour limiter les charges (notamment semences et carburant).

Indicateurs sociaux

L’exploitation fait travailler 2,6 ETP, dont la directrice qui est fonctionnaire. Pour les récoltes et les semis de printemps, ces travaux sont réalisés par des apprentis du lycée agricole de Mugron (gratuitement).

Les semaines les plus chargées sont de mai à septembre, quand l’exploitation nécessite du travail sur les cultures et l’élevage en même temps. Le système mis en place est allé vers une simplification (simplification de la rotation, simplification pour le calcul de la ration en achetant 100% des aliments à Maïsadour, au lieu d’autoproduire une partie des concentrés), pour permettre une organisation plus facile, en concertation avec les salariés présents et pour permettre une prise en main plus facile du système pour un nouvel arrivant (salarié·e ou directeur·rice). Le salarié présent à temps plein est arrivé en 2021, et la directrice actuelle en septembre 2025.

Performances agro environnementales – DIALECTE

Les points forts du système actuel sont la consommation faible de pesticides et de fertilisants (pesticides, azote, phosphore), ce qui s’explique par la certification en agriculture biologique.

Les infrastructures agroécologiques sont également importantes (1 km de haies, 2,9 km de lisières) et leur présence permet d’avoir le maximum de points, mais la taille des parcelles importante fait baisser l’indicateur « infrastructures naturelles » (la parcelle de maïs grain irriguée fait par exemple 19 ha).

La diversité des cultures est assez faible (3 cultures), mais le score de l’indicateur remonte grâce à la présence de légumineuses dans la rotation, et la couverture du sol en hiver (même si le couvert n’est pas mis en place chaque année).

Concernant les énergies, l’indicateur a la note minimale à cause de la consommation d’énergie importante : notamment à cause de l’énergie utilisée pour l’irrigation (60 256 kWh/ha) et pour l’achat des aliments.

L’absence d’autonomie de la ferme en aliment et le faible volume de fumier produit par rapport à la surface cultivée (le fumier disponible permet un apport d’azote organique seulement sur le maïs) fait baisser la valeur de l’indicateur « Diversité des productions animales, autonomie et transfert de fertilité ».

Enfin, concernant l’eau, l’indicateur obtient zéro point à cause des pratiques d’irrigation. Cependant le système permet bien de protéger la qualité de l’eau, grâce à la faible utilisation d’intrants (système bio).

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