Hervé Puthet salarié de la CUMA Luzerne de Bresse

CUMA Luzerne de Bresse

Notre stratégie

Stratégie économique

  • Mutualiser un investissement conséquent entre plusieurs exploitations. La création de la CUMA a permis de porter collectivement un investissement de 1,92 M€, difficilement envisageable à l’échelle d’une seule exploitation, tout en bénéficiant de 38 % de subventions publiques.
  • Sécuriser l’équilibre économique par des engagements de long terme. Les adhérents s’engagent sur des volumes de production, associés à un système de parts sociales et à un premier cycle d’engagement de quinze ans (2013-2027).
  • Optimiser le taux d’utilisation de l’installation. Initialement dédiée au séchage des fourrages, l’unité accueille également le séchage du maïs grain. Cette diversification permet de prolonger l’utilisation des équipements et de mieux valoriser les capacités du séchoir au cours de l’année.
  • Maîtriser les coûts de séchage grâce à la valorisation de ressources énergétiques locales. Le recours combiné au solaire thermique, à la chaleur issue de la méthanisation et à une chaudière à plaquettes de bois limite la dépendance aux énergies fossiles et contribue à la maîtrise des coûts d’exploitation.

Stratégie agronomique

  • Renforcer l’autonomie alimentaire des élevages. Le projet est né de la volonté des éleveurs de produire davantage de fourrages riches en protéines sur leurs exploitations afin de réduire leur dépendance aux achats d’aliments, dans le contexte notamment de l’AOC Beurre et Crème de Bresse.
  • Produire des fourrages de haute qualité grâce au séchage en grange. Le séchage permet de récolter des fourrages à un stade précoce, de limiter les pertes liées aux conditions météorologiques et de préserver leurs qualités nutritionnelles.
  • Valoriser au mieux les fenêtres météorologiques disponibles. L’organisation collective des chantiers et le séchage en grange permettent de récolter le foin sur des périodes courtes, parfois de seulement trois jours, et de sécuriser la production malgré des printemps souvent humides ou des conditions climatiques de plus en plus variables.

Stratégie environnementale et sociale

  • Valoriser des énergies renouvelables locales pour le séchage. Cette conception permet de limiter le recours aux énergies fossiles pour le séchage des fourrages et du maïs.
  • Maintenir une production fourragère locale malgré des conditions météorologiques de plus en plus contrastées. Les adhérents soulignent que le séchage en grange offre davantage de souplesse dans l’organisation des chantiers.
  • Développer des systèmes fourragers adaptés au territoire. Adapter les productions aux conditions pédoclimatiques de la Bresse tout en conservant un objectif de qualité des fourrages.
  • Organiser le travail collectif autour de règles partagées. Le fonctionnement de la CUMA repose sur des engagements des adhérents, un règlement intérieur, une planification des campagnes et une répartition claire des responsabilités.
  • Assurer une coordination quotidienne grâce à un salarié dédié. L’organisation des récoltes, la gestion du séchoir et la manutention des produits reposent en grande partie sur le salarié de la CUMA, dont le rôle est identifié comme essentiel au bon fonctionnement de l’installation.
  • Favoriser les échanges entre agriculteurs. Si l’accompagnement technique initial s’est progressivement réduit, la CUMA demeure un lieu d’échanges où les adhérents partagent leurs expériences et leurs difficultés.
  • Préparer le renouvellement du collectif. À l’approche de la fin du premier cycle d’engagement (2013-2027), la CUMA identifie comme enjeu majeur le renouvellement des adhérents, la transmission des exploitations et le maintien des volumes nécessaires au fonctionnement de l’installation.

Intérêts du point de vue de l’agriculteur

  • Bénéficier d’un outil de transformation collectif qui serait difficilement rentable à l’échelle d’une exploitation individuelle  
  • Augmenter les rendements des prairies (plus de coupes)
  • Améliorer la valeur commerciale des fourrages
  • Produire des fourrages de qualité (valeurs nutritionnelles)
  • Sécuriser les récoltes malgré des fenêtres météorologiques courtes
  • Améliorer l’autonomie alimentaire des cheptels
  • Maintenir les surfaces en prairies, cultures à bas niveau d’intrants
  • Bénéficier d’une organisation collective des campagnes de récolte, coordonnée par un salarié dédié ;
  • Échanger régulièrement avec d’autres agriculteurs dans un cadre favorisant les retours d’expérience.
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