Fabien TIGEOT

EARL LA VILLE ALY

Photo de portrait de Fabien Tigeot

Carte d'identité

Pratiques agroécologiques

  • Co-produits du boisCo-produits du bois
  • Entretien des éléments fixes du paysageEntretien des éléments fixes du paysage
  • Implantation d'infrastructures agroécologiques (IAE) multi-espècesImplantation d'infrastructures agroécologiques (IAE) multi-espèces
  • Infrastructures AgroécologiquesInfrastructures Agroécologiques
  • PâturagePâturage
  • AgroforesterieAgroforesterie
  • Pâturage tournantPâturage tournant
  • Semis de prairies multi-espècesSemis de prairies multi-espèces
  • Système herbeSystème herbe

Élevage bovin viande et cultures de vente (alimentation animale et humaine) - 115ha - 1UTH - Bassin versant Loire-Bretagne - Région Bretagne

L’EARL de la ville Aly est une ferme de polyculture élevage reprise par Fabien Tigeot en 2008, certifiée en agriculture biologique. Située au cœur du bocage breton, à 30 km au nord-est de Vannes, elle bénéficie d’un contexte pédo-climatique et paysager propice à l’élevage à l’herbe. Les prairies pâturées et fauchées fournissent la ressource nécessaire à l’autonomie alimentaire du troupeau de limousines, qui compte entre 50 et 60 mères selon les années. Les productions et les circuits de valorisation (70% de vente directe) sont choisis dans le but de répondre aux besoins locaux en termes d’alimentation humaine et non humaine, de matériaux et d’énergie. Fabien a introduit des cultures à destination de l’alimentation humaine pour contribuer à un mix de production protéines végétales/protéines animales cohérent vis-à-vis des objectifs de neutralité carbone du secteur agricole, et pour suivre les tendances de fond en termes de consommation de viande rouge. La gestion du bocage est pleinement intégrée au système d’exploitation, et sa valorisation est diversifiée : bois énergie (plaquettes, bûches), piquets de châtaigniers et paillage. Les choix effectués sur la ferme reposent sur des principes de sobriété, d’efficacité et de préservation du vivant. Les intrants, les infrastructures, le matériel, le temps de travail sont réduits autant que possible ; les ressources présentes – eau, herbe, bocage – sont valorisées et préservées.

AB

Contexte physique


  • Contexte naturel : relief vallonné, témoin de l’orogénèse du Massif armoricain.

  • Occupation des sols : forêts feuillues, pinèdes et prairies sur les coteaux, cultures sur les zones de plaine. Densité du bocage : 79 ml/ha.

  • Types de sols : sols sablo-limoneux, d’une profondeur variant entre 20 et 30 cm, sur socle granitique.

  • Réseau hydrographique : bassin drainé par le cours d’eau de La Claie, présence de nombreux affluents, fossés, étangs et sources.

  • Sites naturels : Forêt de Molac et Landes de Lanvaux (genêts, bruyères) sur les crêtes granitiques situées à 3 km au sud de la ferme.

  • Climat : tempéré, avec des hivers doux et des températures moyennes estivales en-dessous de 25 degrés. Précipitations réparties toute l’année, cumul annuel entre 800 et 900 mm.

Déclic

Après 3 ans de recherche laborieuse, Fabien s’est installé en 2008 sur la ferme de Ville Aly, hors cadre familial. La transmission entre le cédant - Philippe de Montfort – et le repreneur s’est faite progressivement, sous la forme d’une association en EARL. Le premier défi a été de faire évoluer le système et les résultats économiques de sorte à pouvoir rémunérer deux agriculteurs, et non un seul, tout en visant une échelle de travail de 1 UTH, l’association en EARL étant temporaire. Ces contraintes, transformées en objectifs, ont guidé les choix et les évolutions du système. Le profond respect de Fabien pour la nature et le paysage environnant, son souci d’autonomie, de sobriété et d’efficacité l’ont conduit à faire évoluer le système avec l’introduction de pratiques agroécologiques.

Dès 2009, l’EARL entreprend la conversion en AB de la ferme, les aides associées étant jugées intéressantes. Le troupeau de limousines de départ a été conservé, et augmenté progressivement, pour passer de 30 vaches allaitantes à 50. Dans le même temps, un travail sur l’autonomie alimentaire du troupeau a été réalisé, avec l’arrêt d’achats de concentrés, l’arrêt de l’ensilage de maïs, au profit d’une alimentation à l’herbe. Cela a pu se faire avec un renouvellement des prairies, et l’introduction de légumineuses, pour accroître leur productivité et leur qualité nutritionnelle. L’installation de tunnels pour stocker le foin (arrêt de l’ensilage de maïs). La SAU a progressé de 30 ha, pour atteindre 115 ha aujourd’hui. Finalement, le chargement est passé de 0,6 UGB/ha en 2008 à un potentiel de 1,2 UGB en 2026 pouvant être nourrit 100% à l’herbe. L’autonomie alimentaire du troupeau, associée à un changement de circuit de commercialisation au profit de la vente directe, a permis d’augmenter les résultats économiques. L’EBE est passé de 30 000 € en 2008 à 65 000 € en 2025, soit une augmentation de 67% (inflation corrigée).



Fabien consacre une partie de la SAU à des cultures à destination de l’alimentation humaine. Cette diversification vise à suivre la tendance à la baisse de la consommation de viande rouge, mais relève surtout de la recherche permanente d’un équilibre entre production agricole et préservation des ressources naturelles. Fabien adapte son système pour contribuer, à son niveau, à augmenter la part de protéines végétales locales dans les assiettes, et à diminuer ainsi l’empreinte carbone de l’alimentation.



Quels sont les objectifs poursuivis ?



  • Autonomie alimentaire du troupeau bovin

  • Economie de charges et d’investissements

  • Equilibre entre temps de travail et revenus

  • Temps disponible pour les engagements FRAB/GAB et la vie personnelle

  • Lien avec le territoire

  • Production en harmonie avec l’environnement, le paysage, la biodiversité

  • Préservation du paysage bocager et maintien d’un cadre de vie de qualité

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