Hervé Puthet salarié de la CUMA Luzerne de Bresse

CUMA Luzerne de Bresse

Vulnérabilité climatique

Description du climat local

En 2024, le printemps très pluvieux avait complexifié l’organisation des récoltes. Toutefois, le séchage en grange permet la récolte du foin sur des fenêtres météo de seulement 3 jours et la production avait tout de même pu être valorisée.

En 2025, le contexte climatique était peu favorable avec un mois d’avril et de mai plus humide et d’importante chaleurs dès juin, ne permettant pas de belles repousses avant la sécheresse estivale.

L’année 2026 s’annonce particulièrement exceptionnelle pour la production de fourrage. L’alternance de jours chauds et des pluies favorise grandement la pousse des prairies. Ainsi fin juin, 3 coupes auront déjà été réalisées avec une qualité très satisfaisante.

Pour conclure, le séchage en grange permet une meilleure valorisation de la ressource fourragère quel que soit le contexte météorologique. Les adhérents de la CUMA s’y retrouvent autant les années les plus propices, que les plus mauvaises. A savoir que

80% des volumes de foin sont réalisé sur 2 mois (mi-avril à mi-juin). Seul le séchage en grange permet une récolte de foin dès le mois d’avril.

Les tendances observées en lien avec le changement climatique sont :

  • Une précocité des productions (2 à 3 semaines d’avance pour la première coupe de printemps et pour la récolte du maïs grains)
  • Des étés plus secs et plus chauds, qui allongent et aggravent le creux estival sur la production des fourrages.
  • Des températures hivernales plus tardives qui allongent la production fourragère automnale.
  • Des pluies moins bien réparties sur l’année, avec d’importantes précipitations sur des périodes restreintes (inondations), notamment au printemps.
  • Des journées de grands vents plus récurrentes.

Quelles évolutions climatiques à venir localement ?

L’évolution du nombre de jour chauds et très chauds est particulièrement importante pour la CUMA Luzerne de Bresse car ces paramètres ont un impact sur le confort thermique du cheptel (particulièrement les bovins) et sur les risques d’échaudage (notamment maïs en été pour les jours très chauds).

L’évolution du cumul de pluviométrie et du bilan hydrique permet d’observer l’évolution des risques d’excès d’eau au printemps pouvant rendre difficile les semis de maïs et les premières coupes de foin, ainsi que les risques de sécheresse en été pouvant affecter la pousse de l’herbe et le développement du maïs.

Figure 1 : Date à laquelle le seuil de 200 DJ (degrés-jours) est atteint depuis le 1 janvier avec des valeurs entre 0 °C et 18 °C

Figure 2 : Date à laquelle le seuil de 1000 DJ (degrés-jours) est atteint depuis le 1 février avec des valeurs entre 0 °C et 18 °C

Les deux figures ci-dessus permettent d’observer le décalage des stades phénologiques des prairies (pousse de l’herbe) lié à l’évolution du climat. Ainsi, en 2050, les prairies recommenceront à pousser et subiront une première coupe avec une dizaine de jours d’avance par rapport à 2010.

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