Xavier Robichon, Hugues Vaudel, Églantine Raybaud

GAEC Plantzydon !

Carte d'identité

Pratiques agroécologiques

  • Assolement et rotationAssolement et rotation
  • Biodiversité fonctionnelleBiodiversité fonctionnelle
  • Couverts végétauxCouverts végétaux
  • Diversité variétaleDiversité variétale
  • Fertilité des solsFertilité des sols
  • Infrastructures AgroécologiquesInfrastructures Agroécologiques
  • IrrigationIrrigation
  • Régulation naturelle des ravageursRégulation naturelle des ravageurs
  • Techniques culturales simplifiéesTechniques culturales simplifiées
  • Allongement de la rotation et diversification de l'assolementAllongement de la rotation et diversification de l'assolement
  • Implantation d'infrastructures agroécologiques (IAE) multi-espècesImplantation d'infrastructures agroécologiques (IAE) multi-espèces
  • Produits résiduaires organiquesProduits résiduaires organiques

Maraîchage biologique diversifié - 4,9ha - 3UTH - Bassin versant Rhône-Méditerranée-Corse - Région Auvergne-Rhône-Alpes

Le GAEC Plantzydon est une exploitation maraîchère biologique créée en 2020 par deux néo-paysans, Hugues et Xavier, rejoints ensuite par une troisième associée Églantine. L’exploitation produit des légumes biologiques destinés principalement à la vente en circuit court. Le projet s’est installé sur des parcelles auparavant cultivées en maïs et soja, situées autour d’un captage d’eau prioritaire. L’exploitation développe un modèle de maraîchage biologique fortement orienté vers la préservation de la vie du sol et de la biodiversité, avec de nombreuses infrastructures écologiques (haies, mares, nichoirs) et une stratégie agronomique reposant sur les engrais verts, la lutte biologique et la diversification des cultures.

AB

Contexte physique


  • Localisation géographique : ferme située à Pontcharra (Isère), dans la vallée du Grésivaudan, entre les massifs de la Chartreuse et de Belledonne, sur une plaine agricole de fond de vallée.

  • Géologie et sols : sols issus de dépôts alluviaux et fluvio-glaciaires (limons, sables, graviers et galets) formés par les glaciers alpins ; sols généralement profonds et drainants, favorables au maraîchage.

  • Hydrologie : proximité du torrent du Bréda et présence d’une nappe alluviale ; accès à l’eau d’irrigation grâce à un forage alimenté par un canal dérivé du Bréda.

  • Climat : climat de vallée alpine tempérée avec des étés chauds et relativement secs et des hivers froids ; conditions adaptées aux cultures maraîchères mais nécessitant une gestion précise de l’irrigation.

Déclic

Le projet agricole du GAEC Plantzydon repose sur une vision agroécologique forte. Les associés considèrent que la production agricole doit s’appuyer sur le fonctionnement du vivant plutôt que chercher à le contrôler. Leur approche consiste donc à produire des légumes tout en renforçant les équilibres biologiques du système.

Un des objectifs centraux est la protection et l’amélioration de la vie du sol. Pour cela, la ferme systématise l’implantation d’engrais verts entre deux cultures maraîchères. Ces couverts végétaux, composés notamment de seigle, trèfle d’Alexandrie, pois ou phacélie, sont broyés puis incorporés au sol afin d’apporter de la matière organique et nourrir l’activité biologique. Cette pratique permet également d’éviter les sols nus, limitant l’érosion et les pertes de fertilité.

Parallèlement, les agriculteur·rices cherchent à développer des habitats favorables à la biodiversité fonctionnelle. Une haie champêtre de près d’un kilomètre composé d’environ 800 arbustes a été implantée autour des parcelles. Des nichoirs et gîtes pour chauves-souris ont également été installés, ainsi qu’une mare récupérant l’eau de pluie et de lavage des légumes. L’objectif est de favoriser la présence d’auxiliaires (oiseaux, insectes, amphibiens) capables de réguler naturellement les ravageurs.

La gestion sanitaire repose sur une logique de lutte intégrée et biologique. Les ravageurs sont suivis à l’aide de bandes engluées et identifiés à la loupe binoculaire. Plusieurs techniques sont ensuite mobilisées : destruction manuelle, filets anti-insectes, brumisation en serre, implantation de plantes de service (comme les tagètes), lâchers d’auxiliaires ou encore couverts pièges pour les nématodes. Les traitements autorisés en agriculture biologique ne sont utilisés qu’en dernier recours.

La gestion des adventices s’inscrit dans la même logique de cohérence écologique. Les agriculteur·rices ont fait le choix de ne pas utiliser de paillage plastique afin d’éviter la pollution du sol par des microparticules. Ils privilégient donc des techniques mécaniques et agronomiques : faux-semis répétés, binage, occultation, désherbage thermique et alternance de cultures plus ou moins salissantes pour perturber les cycles des adventices.

Enfin, les exploitant·es suivent régulièrement la fertilité de leurs sols grâce à des analyses réalisées chaque année sur plusieurs parcelles. Cette démarche permet d’ajuster les pratiques et de maintenir un sol vivant et productif sur le long terme.

Quels sont les objectifs poursuivis ?

  • Protéger et maintenir la santé des sols agricoles

  • Réduction et optimisation de l’utilisation de la ressource en eau

  • Protection de l’eau de captage (en AB)

  • Préservation de la biodiversité

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