Ma stratégie
Stratégie économique
Développer les circuits courts, fidéliser une clientèle, la satisfaire et gagner sa confiance grâce à notre système de production respectueux de l’environnement.
- Dégager 3 revenus, pérenniser l’exploitation
- Mieux valoriser les productions
- Conditionnement en barquettes d’1kg
- Développer les circuits courts
- Choix des espèces et des variétés pour satisfaire une diversité de consommateurs
La vente en circuit court permet une meilleure valorisation des fruits qui sont plus jugées sur leur goût. Les fruits qui présentent des défauts sont valorisés en jus.
Stratégie agronomique
Maintenir un sol fertile
- Assurer la tenue du sol, la vie du sol, et un renouvellement de la matière organique
- Enherbement permanent des parcelles sauf sous les arbres
- Broyats de taille laissés sur place (BRF)
- Feuilles broyées et laissées sur place
- Miser sur la qualité des fruits plutôt que sur la quantité
- Choix variétal axé sur la qualité
- Irrigation uniquement en cas de nécessité absolue pour éviter d’avoir des fruits gorgés d’eau, de moindre qualité gustative et qui se conservent mal (pas d’irrigation en 2016 et en 2017)
- Fertilisation après la récolte
- Fertilisation composée de peu d’azote, surtout riche en P et en K (le potassium assure le taux de sucre)
- Les années de plantation, assurer l’enracinement des arbres
- Fertilisation minérale à l’arbre, en petites doses et en plusieurs passages les deux premières années
- Fertilisation organique les deux premières années
Stratégie environnementale et sociale
« rendre mes pratiques plus respectueuses de l’environnement »
- Limiter l’érosion des sols : enherbement permanent des parcelles.
- Désherbage chimique limité sur le rang
- Limiter les traitements contre les ravageurs
- Confusion sexuelle pour lutter contre le carpocapse des pommes et des poires (Cydia pomonella) et contre la tordeuse orientale du pêcher et de l’abricotier (Cydia molesta)
- Nichoirs à mésange dans les parcelles (pour lutter contre les pucerons)
- Traitements seulement si nécessaire
- Choisir des productions ayant des calendriers culturaux décalés afin d’étaler la charge de travail
- Transmettre l’exploitation
Résilience
En 2017, le gel a fortement compromis la production de pommes, la récolte a été de seulement quelques dizaines de kg. Un demi hectare a été planté en fraises pour assurer une production supplémentaire.
En outre, la diversité des productions a permis de limiter la perte de revenus puisque le reste des espèces a donné des fruits.
Mode de plantation
Les pommiers étaient au début implantés en gobelets, mais Monsieur Garlenq a rapidement constaté que les fruits n’arrivaient pas à maturité. Les pommiers concernés ont été arrachés et les parcelles replantées en axe.
Plantation en axe avec des pommiers planté en 2.70 * 1.5 (1350 arbres/ha) , toutes les parcelles sont irrigables et possibilité de mise en place de filets para-grêle. Les arbres sont attachés dès les premières années afin de mettre en place des branches tombantes ( production de fruit sur les branches tombantes et non montantes). La cimes de l’arbre est tordu vers le bas afin de limiter la pousse de l’arbre et favoriser la fructification
Irrigation
Sur les 19ha de l’exploitation seuls 4ha sont irrigables. L’irrigation effective est cependant rare, Philippe Garlenq souhaite éviter que les fruits soient gorgés d’eau pour privilégier la qualité gustative et la conservation des fruits. L’irrigation se fait sur observation : en 2016 et 2017, aucun hectare n’a été irrigué.
Fumure
Une fertilisation minérale est apportée après la récolte.
Le raisonnement de Philippe Garlenq est le suivant : si j’apporte de l’engrais au moment où la plante fleurit, quand elle en a besoin pour les fleurs et les fruits, elle va donner trop de fleurs et trop de fruits, les fruits seront difficiles à mener au bout et ne seront pas de qualité. La fertilisation minérale est donc apportée après la récolte. L’arbre sera ainsi plus résistant pour passer l’hiver.
Pour les parcelles en production : on apporte 250kg d’engrais par hectare apporté en une seule fois. La formulation utilisée est le 6-15-30 ou 6-17-25 car la plante a besoin surtout de phosphate et de potassium (le potassium rend le fruit plus sucré).
Pour les parcelles en plantation : 4 apports la première année (240g par arbre), puis 3 passages la 2e année (580g par arbre) 2 apports la troisième. La formulation utilisée est le 18-46-0, choisie pour favoriser le développement des racines (100 à160kg/ha).
20/10/20 apport en abricot, cerise, prune sauf pêche 50/25/50. Démarrage 4éme années sauf cerise 2 ans de plus.
Une fertilisation organique est également apportée pour les parcelles en plantation.
Végéthumus : 1,5kg/arbre (granulés) à la plantation
Fumier de brebis : 20t/ha
Traitements phytosanitaires
Tableau récapitulatif des interventions sur les pommiers :
Tableau récapitulatif des traitements sur l’ensemble du verger
De plus un herbicide à base de 2-4 D est appliqué sur la partie enherbée du verger deux années sur 5.
Du soufre mouillable est apporté contre l’oidium à 7,5 kg/ha avec 2 passages sur toutes les plantations. L’apport de souffre impacte aussi les pucerons.
L’éclaircissage est manuel.
Les méthodes alternatives mises en place permettent de réduire fortement, entre 40% et 80%, les IFT comme le montre le tableau suivant. L’IFT moyen, jeunes plantations comprises, s’élève à 5,34.
Il faut aussi prendre en compte que le verger n’est pas irrigué avec une production à l’hectare beaucoup moindre que la moyenne nationale (-48% pour l’abricot, -21% pour la cerise, -72% pour la pêche, -76% pour le pommier et -67% pour le prunier).
