Paysage

Le Collectif Paysages de l’après-pétrole (PAP) a réalisé en 2025 une monographie de la ferme de Mazuby afin de mieux comprendre comment elle intègre le paysage dans ses objectifs agricoles.

Pour la commune de Mazuby, les enjeux sur le paysage sont :

  • Protection / préservation des structures arborées dans les plaines agricoles
  • Valorisation du paysage ouvert (cultivé et pâturé) avec la nécessité d’identifier, et valoriser le petit patrimoine agricole
  • Réhabilitation et déqualification des bâtiments agricoles

Jean-Jacques et sa femme sont quasiment les seuls éleveurs restants sur la commune de Mazuby. Ils jouent un rôle déterminant sur le paysage par leur activité et apportent de multiples réponses aux enjeux de la commune.

Les trois principales entités paysagères de la ferme de Mazuby

  • Le plateau du petit Sault avec des parcelles planes, fauchées et labourées;
  • Le bas du Piémont ou « saltus » avec des parcelles très riches en biodiversité et fauchées plus tardivement.
  • La partie la plus haute et pentue du Piémont composée de parcours et de prairies arborées, avec un fort risque de fermeture par les pins car le chargement animal est trop faible.

Les sources d’eau son placées à la rupture entre le Piémont et le plateau.

Si nous regardons plus précisément la petite région du « pays de Sault » , son nom est lié à la prédominance historique et culturelle du saltus. Le saltus désigne en géographie l’espace entre la forêt les cultures. Cet espace est généralement ni cultivé ni forestier. Il est donc ouvert et arboré, destiné à l’élevage extensif ainsi qu’à des usages d’appoint.

Le temps et l’exode rural massif de la population depuis les années 1850 ont entraîné un fort recul de ces usages. Cela a laissé place à des pentes qui s’enfrichent ou se boisent en sapinières.

C’est donc sur ce type de paysage, le saltus, que les éleveurs Jean-Jacques et sa femme se sont concentrés pour mettre en œuvre leurs pratiques agricoles. Ils cherchent ainsi à ré-ouvrir cet espace, qu’ils identifient comme précieux pour compléter la ressource alimentaire du troupeau. De plus, l’ensemble des propriétaires des parcelles du saltus leur laisse « carte blanche ». Cette liberté s’explique par le fait que leurs actions participent également à la préservation du patrimoine environnemental de la commune.

Accédez à l’analyse paysagère complète sur le site du PAP

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