Synthèses techniques

Éolien

Comment les énergies renouvelables (ENR) s’intègrent-elles dans les systèmes agricoles ?

Images d'énergies renouvelables en agriculture (méthanisation, biogaz, biomasse, solaire photovoltaïque, bois energie, éolien)

Éolien

Les trajectoires énergétiques nationales prévoient une poursuite du développement de l’éolien terrestre dans les années à venir. À l’horizon 2035, cette filière devrait représenter entre 12 et 13 % de la production française d’électricité décarbonée, contre un peu moins de 11 % en 2023. Cette progression repose sur un parc déjà important : à la fin de l’année 2024, la France compte environ 10 000 éoliennes réparties sur plus de 2 400 parcs, pour une puissance installée totale proche de 25 GW, dont l’essentiel concerne l’éolien terrestre.

Le développement de cette filière est étroitement lié aux espaces agricoles, qui accueillent la grande majorité des installations. Les analyses disponibles estiment qu’au moins 81 % des éoliennes terrestres françaises sont implantées sur des terres agricoles. Cette forte présence s’explique notamment par la disponibilité foncière, les conditions de vent favorables dans certaines grandes plaines agricoles et la compatibilité relative entre l’activité agricole et l’implantation des infrastructures éoliennes.

La répartition géographique du parc éolien français reste toutefois très contrastée. Les installations sont concentrées dans le nord du pays, où les conditions de production sont particulièrement favorables. Les surfaces agricoles concernées correspondent majoritairement à des zones de grandes cultures : environ 92 % des terres accueillant des éoliennes seraient dédiées aux cultures annuelles. Les autres types d’occupations agricoles (prairies, cultures pérennes, divers) demeurent plus minoritaires et se concentrent davantage dans les régions de l’Ouest et du Sud de la France.

L’investissement et l’exploitation des installations sont portés par les opérateurs énergétiques. Les agriculteurs n’assument donc ni les coûts d’investissement, ni les charges de fonctionnement des éoliennes et ne bénéficient pas des revenus issus de la vente d’électricité. Leur rôle consiste principalement à mettre à disposition une partie de leur foncier pour l’implantation des infrastructures (mâts, plateformes techniques de 1 500 à 3 000 m² et voies d’accès) en contrepartie d’une rémunération foncière. Les loyers versés sont estimés entre 2 000 et 4 000 € par MW installé et par an, selon les caractéristiques des projets et les accords contractuels conclus.

Intérêts du point de vue de l’agriculteur

Source : Étude ADEME – Agriculture et énergies renouvelables (Ceresco / Solagro)

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