Rotation des cultures : un levier reconnu aujourd’hui mondialement

La pratique de la monoculture est encore largement adoptée dans plusieurs pays du monde (notamment en Afrique et en Asie du Sud ou encore en Amérique du Sud).

A l’heure où les transitions des systèmes agricoles sont essentielles, une méta analyse coordonnée par l’Université agricole de Chine et impliquant l’INRAE démontre les avantages et inconvénients des systèmes en rotation par rapport aux monocultures et ceux en prenant en compte les spécificités des grandes régions étudiées au regard de 3 critères :

  • Le rendement (en moyenne et en variabilité)
  • La qualité nutritionnelle des aliments produits (apports énergétiques, protique et micronutriments)
  • Les revenus des agriculteurs-trices

Cette méta analyse a permis de rassembler et analyser 3663 jeu de données issues de 738 expérimentations agronomiques entre 1980 et 2024 pour quantifier l’impact des rotations des cultures.

Les résultats montrent en moyenne à l’échelle mondiale que toutes combinaisons de cultures confondues la pratique de la rotation culturale augmente de 20% les rendements totaux par rapport aux monocultures. Plus élevé encore lorsqu’une légumineuse est introduite dans la rotation.

Concernant la qualité nutritionnelle, elles augmentent de 24 et 14 %respectivement pour les apports énergétiques et protéiques.

Et les revenus sont augmentés de 20% également !

Ces résultats nous indiquent l’importance et les bénéfices de la rotation culturale pour la durabilité des systèmes agricoles.

Néanmoins, il est important de considérer les freins à l’adoption de la rotation culturale qu’ils soient techniques, liés à la structuration de filières et de marchés).

Pour aller plus loin et prendre connaissance de l’étude : https://www.nature.com/articles/s41467-025-64567-9

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