Des systèmes diversifiés pour mieux résister aux changements climatiques extrêmes
C'est ce que vient de montrer l'article de Miguel Altieri réalisé à partir de nombreux cas d'étude pris notamment en Amérique du Sud. Les agriculteurs traditionnels encore très diversifiés résistent mieux que les monocultures aux ouragans, sécheresses, inondations.
La biodiversité joue un rôle central au travers des fonctions qu'elle assume et de la diversité de ses réponses à une fonction.
La biodiversité fonctionnelle traduit les nombreux services rendus à l'agrosystème comme la pollinisation, le recyclage de la matière organique ou la fixation symbiotique.
La capacité à répondre à un service traduit la diversité des espèces à répondre au même service. Par exemple, si une espèce de pollinisateurs disparaît, une autre peut prendre sa place. Ainsi, la biodiversité contribue à une meilleure résilience du système.
Les exemples cités sont nombreux : l'utilisation de plusieurs variétés (riz), l'exemple d'association de plantes dans le push-pull (maïs), l'agroforesterie (café, élevage), les cultures associées (maïs et soja), les cultures intermédiaires (céréale et vesce).
Il est rappelé tout l'intérêt des cultures intermédiaires et des mulch pour favoriser un rendement durable des cultures : réduction de la vitesse du vent limitant l'évaporation, meilleure pénétration de l'eau réduisant le ruissellement et favorisant le stockage d'eau, phénomène allélopathique freinant la croissance des mauvaises herbes.
Source : M.A. Altieri et Al. Agroecology and the design of climate change-resilient farming systems. 2015. Agronomy Sustainable Development.