Des essais d’association blé tendre – protéagineux en bio prometteurs en Nouvelle-Aquitaine

La demande en Bio est importante. La sécurisation des rendements et l’obtention d’une teneur en protéine dépassant 10,5% sont des enjeux importants pour le développement de cette filière.

Durant 5 ans, plusieurs équipes ont mené des essais de cultures associées, dont le projet Ecovab que l’ITAB a porté à la station d’Archigny dans la Vienne. Ce projet visait à comparer les associations blé/pois et blé/féverole par rapport aux cultures pures, en testant plusieurs variétés de blé.

Les résultats de ces essais viennent confirmer les travaux de l’INRA de Toulouse (Justes, Bedoussac). Ils montrent que l’association est plus productive avec des gains de rendement de 22% à 111% et du taux de protéines de 8% à 18% selon les variétés et les années. Les associations se révèlent plus sécurisantes. Cette politique doit cependant être confortée.

La fertilisation azotée du mélange ne semble pas avantageuse, voir même désavantageuse sauf dans certaines conditions comme dans des sols avec une faible fourniture d’azote en sortie d’hivers et/ou un taux de matière organique faible (<2%).

Les efforts doivent porter sur la recherche des bonnes densités pour le semis et des variétés plus propices.

Certains céréaliers n’utilisent le mélange (blé/pois) que pour augmenter le taux de protéines du blé et mieux contrôler les adventices.

Les associations concernent aussi l’avoine nue et féverole, ou triticale/pois fourrager.

Source :

  • Penser Bio – Dossier grandes cultures – auxiliaire bio n°5 , Septembre 2017.

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